avr 28
Three amnezias please
icon1 Alexandre | icon2 Non classé | icon4 04 28th, 2009| icon34 Comments »

Bonjour à tous,

Voici les dernières news :-)

Depuis 3 semaines maintenant, je fais du Carpool (co-voiturage) avec deux personnes de Logitech, Kenneth et Mark. Ils sont vraiment cool et me donnent pas mal de conseils sur les choses à faire par ici. Je les retrouve donc en général à 9h du matin sur San Francisco, heure à laquelle nous partons pour Logitech à Fremont. Je peut vous dire que le trajet en voiture sur le retour est vraiment génial, car on passe alors sur le dessus du Bay Bridge. On a donc des vues de ce genre là:

cimg8230

L’arrivée sur la ville illuminée au coucher de soleil est encore meilleure,c’est vraiment l’image qu’on peut se faire de gratte-ciels illuminés la nuit. Pas de photo malheureusement, mon appareil n’aime pas trop la nuit :-)

Lors d’un dimanche ensoleillé, nous devions nous retrouver avec Arthur et Rémi pour aller au Golden Gate Park. Et quelle balade ! nous sommes donc parti du 2998 Folsom street, ma maison. Il faut savoir que le quartier où j’habite est célèbre pour ses murs peints. J’ai donc retrouvé Arthur et Rémi à la station de Bart, endroit auquel nous avons commencé à marcher vers le nord en visant grosso-modo le Golden Gate Park. Et voilà ce que ça donne au croisement de Folsom et 25th:

le quartier de la mission

Et là, les murs colorés commencent à apparaître…
wahou

bis

Nous continuons notre chemin et commençons la montée vers la plage ! Au passage, j’ai trouvé ou est passée la voiture d’RC :-) Des vacances sous le soleil californien bien méritées après nous avoir emmené deux fois dans les alpes françaises.

cimg8240

Il faut dire que le soleil tape dur par ici.

cimg8254

Après avoir bifurqué vers la droite, nous aperçevons au hasard d’une rue le golden gate ! il n’a pas fini de se cacher celui là..

cimg8252

Nous aperçevons la mer finalement ! Enfin façon de parler, il nous reste une vingtaines d’avenues à remonter. Nous décidons de prendre le bus un petit peu et descendons finalement quelques arrêts plus loin, suivant un groupe de jeunes. Effectivement, il faut dire que nous longions le golden gate park ! Nous voici dans l’un des plus grands parcs américains.

Une fois n’est pas coutume, nous retrouvons l’immensité américaine tout aussi bien matérialisée dans les espaces verts.

goden gate

Ambiance super détendue, beaucoup de barbecues et des gens qui lancent des casseroles dans les arbres :-)

Casseroles

Cavalier

Nous arrivons alors sur un énorme terrain de football. Trois matchs prennent place devant nos yeux et nous décidons de nous arrêter pour profiter d’une sieste au soleil le dimanche après-midi. C’est bien relaxés que nous reprenons notre route vers notre ultime objectif : la mer ! Au passage, nous croisons une étendue d’eau sortie de nulle part et Arthur se met en tête d’obtenir un bon cliché.

le mini lac

arthur

Ressortis du golden gate park, il ne nous reste que quelques avenues à parcourir. Le soleil est toujours là pour notre plaisir, et nous commençons à ressentir l’air marin. Un moulin sorti du futur pointe le bout de son nez.

le moulin

Ca y est, nous sommes à la plage !

plage

mur

Et voici une photo qui démontre bien mes talents de photographe : en plein contre-jour :-)

contre jour

Plus tard en rentrant, je réalise que la choucroute est revenue à la mode. J’avais trop peur qu’elle me voie la prendre en photo!

choucroute

Je passe alors devant Jack in the box. Il s’agit d’une chaîne de fast food ici Etats-Unis. Une de leur publicité m’interpelle : non, ils n’auraient pas osé ! Eh bien si, proposer des Burritos au petit déjeuner, ça c’est fait. Pour ceux qui ne connaîtraient pas les Burritos, la photo parle d’elle même : on dirait un sandwitch Grec au poulet dans de la pita, mais il s’agit en fait d’une repas pour quatre sous forme de cylindre. En général, on y trouve des haricots, du riz, des oignons, de l’avocat, le tout blindé de chez blindé. Pour preuve, je n’en ai jamais fini un pour l’instant :-) Quoi ? Qui a dit CECI EST UN CHALLENGE ??? :-)

Breakfast burrito

Je rentre après chez moi, fatigué de cette longue marche mais prêt à sortir. Après un petit apéritif, nous partons en quête d’une boîte dans mon quartier. Et là, j’admet (au grand plaisir de certains :-p) que c’est pas trop ça ! Nous trouvons uniquement quelques bars à l’ambiance décalée, dont l’un d’eux hébergeant un mariage. Encore assez nets pour avoir la descence de les laisser tranquille, nous continuons notre chemin sur Valencia street. Finalement, nous passons quelques moments dans un bar où la musique est trop forte pour discuter et nous rebroussons chemins. En repassant devant le bar au mariage, nous décidons qu’il nous faut au moins aller voir ce qu’il s’y passe… En arrivant, je commande donc trois amezias à la serveuse qui me sert et prend mon argent sans discuter. Finalement, elle me dit : Are you from the wedding ? Je répond un “Yes?” hésitant, puis me disant que ce n’est pas la réponse à la vue de sa mine j’enchaîne avec un “No?” tout aussi peu assuré. Elle me sourit et me dit : “Next time, you will have to tip me more frenchie !” Zut, encore grillés :-)

Le dimanche suivant, c’est le dimanche de pâques. Et là, ambiance garantie au Dolores Park ! Je retrouve Kuno, mon second coloc à la maison et nous partons pour voir ce qui s’y trame. En arrivant là bas, c’est blindé de monde ! Partout sur les grandes pelouses du Dolores sont étalés jeunes et vieux en famille ou en couple, ayant tous l’air d’attendre quelque chose.

Dolores park

with Kuno

Nous aperçevons alors une scène où, nous l’apprenons, se déroule un Jesus contest. De quoi s’agit-il? Eh bien, de gens déguisés en Jesus et concourant pour le titre du Jesus musclé ! Attention, humour décapant.

Le plus fou dans tout ça, c’est que bon nombre de gens sont déguisés. Certains ne ressemblent à rien, et d’autres ont clairement été inspirés par les plus hautes sphères :-) Certaines s’en sont même affranchie. Attention, question difficile: “où est Charlie ?”

Charlie

En repartant, je prend quelques clichés sympathiques du parc et des environs.

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Voilà, c’était un peu plus d’Alex à SF :-)
La suite bientôt, le temps de prendre d’autres clichés et de vivre de nouvelles aventures…

Bizz

avr 1
“That’s rockie!”
icon1 Alexandre | icon2 Non classé | icon4 04 1st, 2009| icon32 Comments »

Bonjour,

Un premier message depuis la semaine dernière. Long time no see! Il faut dire que j’ai commencé à travailler, et que mes horaires sont plutôt durs. En effet, je met plus d’1h30 pour y aller, et cela me fait rentrer (et me coucher!) à des heures impossibles. Je prend cependant un peu de temps pendant le weekend pour vous raconter les nouveautés.

Le train

Me voici dans le train que je prend tous les matins pour aller jusqu’à Fremont, là où se trouve Logitech.

alexx

Tout d’abord, un petit mot sur la boîte ou je fais mon stage, Logitech. La plupart d’entre vous la connaît, sûrement, il s’agit d’une entreprise spécialisée dans les périphériques pour ordinateurs telles que les souris ou les claviers, mais aussi une très grosse partie qui est orientée vidéo et visioconférence, avec tout ce qui peut en découler au niveau son et multimédia. Je fais parti du département s’occupant de l’audio et de la vidéo, et plus spécifiquement dans l’A.T.U. (Advanced Technologies Unit). Je suis pour l’instant sur un projet mettant en collaboration la vidéo et le son dans le cadre d’une visioconférence. Pour l’instant, j’apprécie plutôt bien ce que je fais. J’ai les bons outils pour travailler, et c’est vraiment agréable. Les gens sont intéressants et toujours prêts à m’aider. j’ai trois réunions par semaines, qui sont effectuées à différents niveaux: au niveau de l’A.T.U., au niveau du projet et au niveau de mon stage (en “one versus one” comme mon maître de stage me l’a si bien dit).

Il y à quelques personnes qui parlent français là bas, dont le boss de mon maître de stage. Ils sont très sympathiques et véritables férus de cuisine asiatique. La semaine dernière, j’ai mangé 2 fois chez le japonais et une fois au restaurant thailandais, les deux autres fois étant le restaurant le premier jour avec mon maître de stage ainsi que le Barbecue organisé par Logitech le vendredi. Eh oui, un barbecue !

Californie

Jeudi, je me suis fait “ergonomiser”. J’avais rendez-vous avez une consultante pour une interview concernant mon ressenti (c’est ce que j’avais compris) par rapport à ma première semaine chez Logitech. Je m’attendais donc juste à quelques questions de routine et peut être à un conseil ou deux. Et bien pas du tout! Je me suis retrouvé face à une professionnelle du réglage de siège de bureau, à une acharnée de la distance tête-écran ainsi qu’à une entêtée de l’inclinaison du clavier (si si!). Le tout en une seule et même personne. Elle a pratiquement tout mesuré, de la hauteur de l’écran à celle des appuie bras sans oublier l’inclinaison de mon dossier ainsi que de l’assise du siège (eh oui !). Mon espace de travail s’en est retrouvé complètement changé, et je dois avouer que ça a quand même plus de gueule.

Avant

Après

Vendredi, je suis allé au DMV (Department of Motor Vehicles) afin de passer le code de la route américain, ou “driving permit”. C’est différent de ce qui se fait en France, puisque dés lors que j’ai ce “permit”, je peut conduire n’importe quelle voiture sous réserve qu’une personne ayant un permis américain est présente à la place du passager. Et le test est beaucoup plus rapide et facile qu’en France ! Bon j’ai du passer par l’étape d’apprentissage du vocabulaire spécifique cet environnement. Savez-vous comment on dit trottoir ? ou encore rond-point ? Bref, c’est fier de mon vocabulaire tout récemment acquis que je me suis présenté là bas le matin. Après un bref examen de vision (un panneau à lire derrière la secrétaire), je me retrouve dans la queue pour passer le code.

queue

Et c’est là qu’on voit que les américains sont beaucoup plus cool: c’est simple, on se croirait presque dans un isoloir de vote à l’ancienne.

Isoloir

Je me voit alors remettre un long papier comportant le test.

Permit

Ca y est ! Après avoir rejoint ma “cabine”, je lis la notice, qui m’indique que ce test possède 36 questions et que j’ai le droit de faire 6 fautes. Ah oui, et j’ai aussi droit à 3 essais ! On l’aura bien compris, avoir le code ici n’est pas trop compliqué. Par rapport à ce qui se passe en France, c’est un autre monde ! Fini les salles jaunes et bleues (pour les parisiens) ou l’on passe des heures. Ici les questions font appel à de la logique (très peu) ,à la mémorisation des règles californiennes (comment se garer dans les rues en pentes, combien de pieds pour suivre un véhicule transportant des matières dangereuses) mais aussi au bon sens (surtout).

Allez, une de mes préférées:

A two points violation is:
a-Reckless driving
b-Tailgating
c-DUI
d-Rubbernecking

Merci pour la question de vocabulaire !
Je ressors donc avec mon “permit” en main et seulement deux erreurs à mon actif. Il ne reste plus qu’une seule étape, conduire :-) Le premier rendez-vous que j’ai pu obtenir est le 24 avril. Croisons les doigts ! En attendant, je vais faire du co-voiturage avec deux personnes de Logitech qui habitent aussi à San Francisco. Comme cela, je pourrais apprendre !

en sortant du DMV

Samedi soir, un ami m’a rejoint sur San Francisco. Certains d’entre vous le connaissent, c’est Mehdi Rebiai! Il était accompagné d’Anthony, un de ses amis qui fait la même école que lui. Eh oui, il font eux aussi leur stage sur la côte ouest. Après une bonne soirée, nous nous sommes enquis de faire passer à ma voiture le smog check, indispensable pour faire renouveler la “registration card”‘, la carte grise de la voiture. Un petit détail, Mehdi et Anthony sont venus en voiture de San José, et quelle voiture! Une “petite” Ford mustang GT.

GT

Nous sommes donc partis chercher ma voiture dans le parking ou le vendeur l’avait laissée pour moi. Voyage sympathique en décapotable en pleine Californie ensoleillée. Le rêve américain!

Le reve americain

Le seul garage ouvert le dimanche et spécialisé dans ce type de tests se trouve dans le sud de Berkeley, et nous sommes donc partis avec la Camry après avoir déposé la mustang. A nous, le Bay Bridge ! En fait, le pont a deux étage, un pour chaque direction. A l’aller, nous étions donc en dessous ! je comprend maintenant pourquoi ça coûte $4 dans l’autre sens et pas dans celui là…

Après un smog test passé sans problème, je leur ai offert à manger pour les remercier. J’avais pris soin de demander au garagiste si j’avais le droit de conduire avec mon “driving permit” et le permis de conduire de floridien d’Anthony. Eh bien oui !!
Je me retrouve donc au volant de la Camry, prêt à manger le bitume sur l’étage supérieur du Bay Bridge.

Et surtout, heureux de conduire enfin ma première voiture. C’était un vrai plaisir, le monteur ronronne très bien et a même de la patate en réserve (c’est un V6 2.5L). Après avoir épluché le manuel de la voiture avec la caissière du garage, nous arrivons à la conclusion qu’il faut de l’octane 87, le carburant le moins cher à la pompe ($2,25 le gallon) ce qui est parfait pour moi. Je découvre alors certains aspects de la voiture que je n’avais pas remarqué, à savoir l’air conditionné et le “Cruise Control” (régulateur de vitesse). Pas mal pour un modèle de 1991! Un petit tour sur wikipédia plus tard, j’apprend que ce concept a été utilisé dès les années 1910. Mais aussi, des ceintures montées sur rail électrique, qui se mettent en place toute seules lorsque je démarre la voiture. Alors ça, c’est vraiment trop la classe :-).

L’explication du titre:

Lorsque j’allais à mon cours de trompette, je croise un mec dans la rue habillé cool et avec une guitare sur le dos. Il me dit:

-Is that a trumpet ?
-Yes it is :-)
-That’s rockie !
Les gens d’ici sont vraiment nice.

A suivre…

mar 23

Bonjour à tous,

Tout d’abord merci pour vos messages pour mon anniversaire, ça m’a fait vraiment très plaisir ! j’en ai même reçu plus que l’année dernière. Va savoir :-)

Voici le récit de mon premier weekend dans la Bay Area.
Avant tout, je suis retourné voir mon nouveau Coloc, tout ça pour pouvoir vous montrer ma maison (ça fait bizarre). Voici la rue en question.

Folsom

Et voici la maison !
Ma maisonnnnn

Elle est plutôt bien située car assez proche du RER et assez loin du quartier craignos, Tenderloin. En fait, j’ai découvert assez tard que toute ma première balade en direction du conservatoire, je l’avais fait dans ce quartier apparemment chaud ! Les veilleurs de l’hôtel ne m’ont pas cru quand je leur ai dit que c’était un quartier sympa. Je vous donne mon adresse au cas où vous voudriez m’écrire (je n’y compte pas trop, mais bon qui sait :-)):

2998 Folsom Street
San Francisco, CA 94110, United States

En fait, j’étais passé chez moi pour pouvoir voir la voiture de la personne qui quitte la colocation. Il retourne en suisse et cherche à vendre sa voiture. Il me la propose donc à un prix raisonnable (un peu moins que l’argus). Il s’agit d’une Toyota Camry, modèle de 1991 avec un moteur V6 diesel et seulement 131000 miles au compteur (environ 200 000km, pour un diesel c’est encore dans la bonne moyenne).

Camry de profil avant

Camry de profil arrière

Nous faisons un petit tour avec, et tout se passe bien la voiture a de bonnes reprises, pas de toussotements et on la sens en forme. Ah oui, c’est une boîte manuelle !

Je décide donc de l’acheter et de la stocker dans un garage le temps de passer mon permis.

Plus tard, je pars en direction de la mer. Eh oui, je l’avais à peine aperçu et il me manquait de la voir de plus près. Je pars donc à pied dans la direction que je pensais être la bonne, un peu vers l’est et pas mal vers le nord (on se dirige facilement avec toutes ces rues parfaitement alignées géométriquement). Je passe devant un magasin qui a l’air de vendre des produits sains, des herbes et tous ces trucs là (pardon pour l’amalgame). Je flâne entre les rayons, et je tombe sur celui des “Power Ups”, autrement dit les drogues à muscles! C’est fou, il y à cinquante marques différentes et toutes promettent un grossissement musculaire, un meilleur tonus et j’en passe et des meilleures. J’ai adoré ceux avec des molécules dessus, on dirais vraiment un truc du style technologie super avancée, un peu du genre nous on sait ce qu’on fait.

Miam

Miam 2

Miam 3 !

Je ressors, un peu étonné quand même de ces lois qui n’ont pas de logique pour moi. Mais bon, comme plusieurs personnes me l’ont dit depuis que je suis arrivé: “Welcome to America!”.

Au passage, petit clin d’oeil How I met your mother, avec le repère de notre ami blondinet (au passage, il est Homo dans la vraie vie. Désolé messieurs).

Barneys

En passant, j’aperçois sur ma gauche les portes de Chinatown. Ne pouvant pas louper ça, je dévie de ma route et m’engouffre dans la ruelle intriguante.

Chinatown

Je me retrouve alors au paradis des vêtements asiatiques, des appareil photos numériques Nikon et des bijouteries chinoises ! Et voilà ce que cela donne.

Chinatown

A noter que les asiatiques ont, eux aussi, leurs propre “mussel power” !

Herbs

Magnifique entre-deux rues

Une fois le quartier asiatique passé, je me dis qu’il ne faut pas que je perde mon objectif de vue. Je dérive un peu vers l’est à nouveau, confiant que je vais y arriver. Cependant, une nouvelle chose vient détourner mon esprit de son objectif. Il s’agit d’une rue que j’ai aperçu de loin et pour cause, elle avait l’air drôlement pentue. Du coup, je ne peut pas laisser passer ça : je monte ! Arrivé en haut, relativement essoufflé, je me retourne et me rend compte que j’ai dépassé le toit de certains immeubles, je suis trop fier! Et du coup, je viens donc de justifier mon burger du petit déjeuner.

Ca monte dûr !

Tadaaaa

Encore une

Pendant que je montais la rue, j’aperçois une tour au loin ! je me dis que quelque chose se trame, alors je m’y dirige. Je tombe sur un panneau plus ou moins évocateur selon l’esprit de chacun. Malheureusement, le panneau est taggué et je m’en rend compte maintenant: il est illisible ! je vais donc le lire pour vous: COIT TOWER.

C*** Tower

Encore plus que les rues ultra pentues, cela éveille encore plus ma curiosité ! Mais que se passe-t-il dans cette tour ? Vous l’aurez deviné, je continue ma montée. Elle pointe à nouveau le bout de son nez.

Coit

Et c’est là que je vois toutes les voitures qui attendent leur tour. J’ai bien fait de venir à pied, finalement ! Mon effort est récompensé :-) On commence d’ailleurs à apercevoir le Bay Bridge entre les arbres.

C'est la queue (sans jeu de mot)

Bay Bridge

Je prend finalement l’ascenceur avec un chinois qui raconte des blagues (du genre “Welcome to my office !”). Je pense qu’il doit devenir fou à rester dans l’ascenceur toute la journée pour faire monter et descendre les gens. Il nous explique cependant que l’ascenceur a près de 80 ans, et continue à faire des blagues (”We are gonna stop now….. hopefully”). Cependant, il a apparament hérité d’un toc: il crie STEP UP ! STEP UP! vraiment fort en arrivant en haut et en bas. En baissant la tête pour vérifier, il n’y à pas de marche.

Quelques marches de plus et j’arrive tout en haut de la tour. Je marche aux alentours pour observer le paysage, et là, c’est totalement mindblowing: On peut voir tout le panorama alentour. Tout est dégagé, c’est vraiment magnifique ! On aperçoit L’île d’Alcatraz (au prochain épisode), le Golden Gate mais aussi tous les quartiers de la ville qui se trouvent au nord, sauf ceux qui se trouvent derrière la butte (vous vous rappellez, celle dont j’avais envie de voir l’autre côté !). Voici quelques photos.

Coit

Golden Gate

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Waahouuu

La fameuse colline

Vraiment, un moment magique. Cependant, j’ai raté la mer ! pfiou, ça sera pour une autre fois. Je redescend, un peu fatigué d’avoir tout monté à pied (mais fier quand même héhéhé). J’ai un peu l’impression de voir en déformé, mais mon appareil photo me confirme que ce n’est pas moi. C’est là qu’arrivent les pompiers ! Je comprend mieux maintenant pourquoi beaucoup de petits américains veulent devenir pompiers. En France aussi certes, mais mois qu’ici, et pour cause. Déja, le camion dispose de dizaines de lumières toutes différentes et qui clignotent n’importe comment. Vraiment n’importe comment. Ensuite, la sirène n’est pas régulière, elle fait des petits sauts, des montées en puissances et il y à aussiiu ngros klaxon qui résonne bien grave. Tout çela pour dire qu’être dans un camion de pompier américain en action, ça a vraiment trop de classe.

Pompier

La photo ne rend pas bien du tout, mais c’est toujours ça. J’essaierais de prendre une vidéo pour avoir le son et les lumières qui clignotent :-). Las de ma journée, je prend les cable cars en direction du Financial Distric et de Bristol Farms. C’est l’heure de pointe, et j’attend 10 minutes pour pouvoir monter dedans.

Cable cars

En arrivant chez Bristol Farms, je n’en croie pas mes yeux. Je trouve des Gyozas, ces raviolis frits à la viande qu’on trouve dans les restaurants japonais de la rue Saint Anne ! Cependant en barquette plastique je me méfie, et préfère continuer mon petit tour.

Gyozas

C’est alors que je tombe sur le plat idéal, enfin plutôt ce que je cherchais depuis longtemps. Vous avez tous deviné, ce sont des légumes !! Trop content de moi, je prend aussi un peu de dinde rôtie pour acompagner le tout. Vous noterez la taille des courgettes ! Comme dessert, je trouve des salades de fruit en libre service à composer soi-même ! Ils sont vraiment trop forts. Je vois justement un employé arriver avec un grand bac de fraises coupées en deux. Yummy yummy.

Courgettes

Je rentre manger à mon hotel et me repose tranquillement afin de préparer ma journée du lendemain, où j’ai prévu d’aller au Musée d’art moderne de San Francisco, le SFMOMA.

By night

Ouf, je me relis et je vois que j’ai déjà bien écrit pour le samedi ! le Dimanche attendra :-) Donnez moi un peu de vos nouvelles vous me manquez. Et n’hésitez pas à poster des commentaires!

A suivre…

mar 21

Ce matin, j’avais prévu d’aller au bureau de la sécurité de sociale assez tôt pour éviter le monde (comme à Paris). Bien sûr je ne me suis pas réveillé (on ne change pas les bonnes habitudes) et je me retrouve donc dans la rue à 11h. C’est encore une belle journée qui s’annonce.

Union Square

Je croise un monte-charge d’hôtel en plein fonctionnement. Je n’en avais jamais vu de semblables encore en marche.

Monte-charge

J’arrive là-bas en me disant que je vais y passer 3h, et que ma journée est ruinée. Cependant, lorsque j’entre dans le la salle, je constate qu’il n’y à pas grand monde. Ouf ! Pendant mon attente, des gens qui ont pris rendez-vous sont appellés. Ils sont tous asiatiques, principalement des personnes agées et quelques couples avec des enfants. Ambiance calme et relax, à part l’annonce des noms, tous prononcés en Mandarin au micro qui crache. Je me suis demandé pendant un moment si ce n’était pas les numéros qui étaient annoncés comme ça! Heureusement pour moi, non :-)

Social Security Office

Je prend donc un ticket et attends patiemment mon tour. Le bureau est gardé par un officier de police américain portant des vêtements beiges et une arme. Il a une bonne tête américaine, un peu cowboy sur les bords. On le sent prêt à tout mais bon enfant tout de même.

J’étais dehors en moins d’une heure, et je repartis en quête de légumes (Eh oui!). Au hasard de mes errances, j’aperçois une insigne familière. Avec l’homme devant, on dirait le repaire de la Mafia.

Mais.. Mais... Mais !!!

Un bar-tabac ?? En fait, il s’agit d’un restaurant à la française. Je rentre donc consulter le menu. Je repère tout de suite les haricots verts (en français sur la carte), mais ils sont en vinaigrette. Je lui demande si elle peut l’enlever, et 5 minutes plus tard je me retrouve avec une assiète d’haricots chauds! Le rêve.

Haricots

Dans ma quête des bières, j’en teste une nouvelle: la Coors Light.

Coors light

Je m’amuse un peu avec le mode monochrome de mon appareil photo, lorsque je croise un travailleur en pose, tranquillement adossé sur une bouche à incendie, la clope au bec.

Financial District

Worker

Ayant du temps devant moi, je décide de prendre les Cable Cars. Il s’agit de tramways à traction par cable, qui passe juste sous le sol. Le même genre de tramway avait été mis en place à Paris au début du 20e siècle entre la Place de la République et Belleville, mais le projet a finalement été abandonné 30 ans plus tard. Un accident très impressionnant a eu lieu, envoyant valser 20 personnes à cause de freins défectueux dans une descente.

A San Francsco, il y à deux conducteurs. L’un s’occupe du frein avant ainsi que de l’embrayage au moyen de grands levier, alors que L’autre s’occupe du frein arrière avec une manivelle. Ce qui est sympa, c’est que pour faire demi-tour en bout de ligne, il y à un disque tournant sur le sol. Lorsque le tramway arrive, le conducteur débloque le plateau et se met à pousser sur le côté du tram pour le faire tourner. C’est génial. Je monte alors dedans, en direction du sommet de la rue (enfin ! ). Je me place à l’arrière, comme dans les films à San Francisco. Direction Fishersmans Dwarf, le quartier des pécheurs mais aussi le coin le plus touristique de San Francisco à ce qu’on dit.

U-turn

The sun is in the sky

Ca y est, j’arrive en haut! (vue vers l’arrière)

Vue vers l'arrière.

Je tourne la tête vers la droite, et là surprise entre les building, un pont se profile…

Le pont

Quelques minutes plus tard, c’est la baie qui pointe le bout de son nez, avec le port en contrebas. La conductrice à l’arrière annonce la fameuse Lombard Street, et je décide de descendre pour voir ça.

La baie

Lombard Street

A l’origine, la rue avait une pente de 27°, et les voitures de l’époque n’arrivaient pas à la monter. Le propriétaire fit alors installer ces virages afin de réduire la pente à 16°.

Evidemment, elle est depuis passée en sens unique! Ce qui est marrant, c’est qu’elle fait partie en théorie du le tracé de l’autoroute 101, qui traverse la ville du nord au sud. Cependant, on voit bien que ce n’est pas une voie très rapide :-)
Je la descend, et j’aperçois à nouveau le pont au loin. A noter que ce n’est pas le Golden Gate Bridge mais le Bay Bridge qui relei San Francisco et Oakland.

Bay Bridge

Je descend un peu, et la je tombe sur une rue tellement en pente qu’il est demandé aux automobilistes de se garer à 90° par rapport au trottoir.

90 degrees

rue en pente

En attendant le tramway pour le retour, je fais un tour dans la boutique de souvenir. J’y trouve la garde robe d’Alcatraz. C’est assez rigolo, il y à même des écharpes.

Alcatraz

Je continue et croise certains endroits réputés. D’abord la rue Francisco, situé près du quartier des pécheurs. Ensuite le cable cars passe par Chinatown, où j’aperçois un groupe d’enfant en route pour l’école.

Francisco
Chinatown

Je fini la journée en me baladant dans le quartier d’Union Square. Plus tard, je vais chez Bristol Farms acheter à manger, et là les légumes sont apparus ! Sûrement car il est plus tôt que la dernière fois.

Bristol Farms

A suivre…

mar 20
Veggies : a lost cause ?
icon1 Alexandre | icon2 Non classé | icon4 03 20th, 2009| icon31 Comment »

Aujourd’hui, j’ai décidé que je réussirais (enfin) à manger (peut être) des légumes. Et je me suis battu !

Tout commence dès le matin. Après un bon petit déjeuner et après avoir discuté avec la femme de l’hôtel qui s’en occupe (et qui me conseille une ville au nord pour habiter car, je cite “girls are very pretty over there hihihi”), je pars à mon rendez-vous pour visiter une première chambre. Après être arrivé en retard à cause du métro qui sur toute la dernière portion du trajet s’est transformé en tramway tout lent, j’arrive dans une chambre qui ne fait pas parti d’un appartement ou d’une maison mais plutôt d’une sorte de foyer, avec plein d’autres chambres du même genre. Les chambres ont l’air agréables, mais il faut partager la salle de bain du palier avec quelqu’un d’autre et bon, je n’ai pas le bon feeling pour la chambre et là où elle se situe, et il n’y à aucun meubles. Le quartier est par contre très joli, avec une coline d’un côté et les fameuses rues en pente !

Room number one

En pente

Ce quartier est complètement différent de ce que j’avais pu voir jusqu’à présent, le centre ville (DownTown).

Downtown

C’est plus espacé et les pentes sont plus progressives, alors qu’au centre ville il faut que les carrefour soient un minimum plats, et ils sont espacés d’environ 100m. Autant dire que ça monte bien.

Hop la

Mon rendez-vous de 12h30 m’appelle pour reporter à 17h,et je rentre donc pour manger. Je me balade pendant 1h dans le Financial District en cherchant plus ou moins quelque chose à manger, et surtout en flânant.Tout particulièrement, il y à ce sommet de la rue où les “cable cars” vont qui m’intrigue, j’ai envie de voir derrière !

Rue en pente 2

Ouhhhla c'est haut !

Mais je n’ai pas vraiment le temps car j’ai un autre rendez-vous plus tard, et j’ai faim. Je m’installe alors dans une sorte de restaurant à l’ancienne tenu par des chinois, le même genre que l’on peut trouver dans les films américains, avec de gros tabourets rembourrés rouge au comptoir. Je cherche les légumes, en vain : je me résout donc à prendre un burger et opte pour du riz “on the side”, en me disant que c’est mieux que les frites. En rentrant, j’achète une bière, et j’en trouve une de bonne qualité, importée de Jamaïque: la Red Striper.

Red Striper

J’ai rendez-vous à 17h pour une autre chambre, et je m’empresse donc d’acheter un cahier pour pouvoir organiser mes recherches. Au passage, j’ai voulu acheter une pochette en plastique: mauvaise idée, ça coûte $7,5! J’en ai profiter pour continuer mon petit tour et passer par des rues que je ne connaissais pas pour aller au magasin. Ici, tout se passe aux coins des rues vu que la découpe de la ville est très géométrique.

Je passe alors devant un magasin qui s’appelle Paris.
Paaaris

Je me perd encore une fois et arrive dans un quartier vraiment sympa, celui de mon rendez-vous. Il s’appelle Ingleside et c’est là que se trouve la SFSU (San Francisco State University).

24th street neighborhood

Il s’agit en fait d’une autre partie du quartier du matin, mais cette fois extrèmement plus proche de l’université.

Ca monte encore :-)

Je me rend à mon rendez-vous, mais à nouveau je suis déçu par la chambre, qui bien que spatieuse est carelée au sol et possède des fenêtre toutes petites qui sont de plus située proche du plafond. Mauvais plan donc.

Je repars pour le rendez-vous suivant, qui est dans le même coin, mais la personne qui doit me faire visiter est bloquée dans les embouteillages et je repars donc bredouille. Il s’agissait d’un immeuble rempli d’appartement, pas tip top donc par rapport à son environnement rempli de petites maisons. Au passage, on remarque le patriotisme.

Patriots

En partant, je me rappelle avoir pris contact avec quelqu’un qui louait une chambre, à 10 minutes du BART (le RER pour aller chez Logitech) et qui en plus travaille dans la musique. Je l’appelle donc et me retrouve chez lui 1h plus tard.

Situé dans le quartier Latino, il s’agit d’une maison mais dont l’on utilise principalement le premier étage. Luke m’accueille sympatiquement et me présente les lieux. Il dispose de deux chambre, l’une plus grande que l’autre pour environ $75 de plus. Je suis complètement séduit par l’endroit, qui dispose d’un porche à l’arrière donnant sur une petite allée et de fenêtres bien agréables. Les voisins sont apparemment très Chilly et ne posent pas de problème. L’endoit a l’air idéal ! De plus, il m’annonce que le bail expire en juin et qu’après, ça sera sûrement du Month to Month ce qui est parfait, au cas où j’emmenage avec Célya lors de son arrivée dans un appartement mieux situé. J’aurais alors une voiture, et cela sera plus simple. Plus besoin du BART.

En repartant, j’ai d’ailleurs pris ce fameux BART pour la première fois. Pour me rassurer, la personne de service présente lorsque j’y suis entré vers 21h me dit que je ne devrais pas descendre à la station où je comptais aller, sinon je me ferais voler ma guitare… sympa ! J’entre dans le train qui s’approche et là, surprise : les sièges sont molletonnés, sur 10/15 bons centimètres. En m’asseyant, j’ai cru m’asseoir dans un siège de salle de cinéma parisien. Génial ! C’est pas à Paris qu’on pourrait voir ça :-)

Je sors de la bouche du métro, et là un homme m’aborde en me demandant si je cherche quelque chose. Je lui dit que je cherche des légumes, et après 5 minutes il finit par dire: “You mean, like a veggies pizza?”. Ayy Caramba, encore raté.

Je continuer de chercher, et je finis par trouver un restaurant Thai qui vend aussi à emporter, et qui avait l’air tout à fait correct sur le menu. J’entre et demande un poulet au curry rouge adouci tout en me renseignant sur les légumes que je pourrais avoir on the side. La fille me regarde, incrédule, et regarde le menu puis me dit qu’il y en à déjà en pointant le persil. J’aperçoit alors une salade de concombre servie avec un autre plat, et je lui en demande une. Ouf !

Au final, les concombre étaient mélangés avec des oignons crus et le tout baignant dans un jus translucide un peu sucré. Miam ! Le poulet au curry était quand à lui délicieux. Dans ma quête d’essayer toutes les bières, en voici une autre que j’ai prise au restaurant Thai.

Thai beer

Je suis plutôt content de ma journée, puisque j’ai trouvé une colocation sympa et bien placée, et que de plus j’ai pu apprendre que je pourrais aller m’inscrire pour avoir un SSN (Social Security Number) dès demain matin, en vue après de passer le permis.

Finalement, aux Etats-Unis, il suffit de 3 Jours pour trouver une colocation ! :-)
Je posterais plus tard des photos de la maison, il faisait nuit quand je suis arrivé et reparti et mon appareil photo n’est pas du tout au taquet quand il fait sombre.

A suivre…

mar 19
Who said flowers ?
icon1 Alexandre | icon2 Non classé | icon4 03 19th, 2009| icon36 Comments »

Aujourd’hui, pour mon deuxième jour dans la Baie, je me suis d’abord occupé des formalités matérielles : un peu d’argent sur mon compte et un numéro de téléphone portable.

En sortant du magasin de téléphones, je me fais remettre deux batonnets bizarres, et je comprend vaguement ce que la personne me dit en me les donnant: “free cheese sticks!”. J’étais littéralement abasourdi par ce produit publicitaire acerbe: du fromage aseptisé dans un plastique sous vide, ça ne donne pas trop envie!

Cheese Stick

Voici mon numéro de téléphone: 1-415-324-9061 (ça m’aide à le retenir de l’écrire encore une fois :-)). Cela a pris du temps car le vendeur a un peu (voire beaucoup) fait son kéké, et il n’arrivait pas à se dépatouiller dans ses procédures. Au passage, il avait un google phone, mais n’avait pas l’air plus emballé que ça lorsque je lui ai demandé ce qu’il en pensait comparé aux autres systèmes. Je ressors donc de cette boutique à 11h, enfin prêt à partir découvrir un peu plus la ville !

Eh oui, aujourd’hui, j’ai prévu d’aller jusqu’au conservatoire, qui se trouve au moins (je dis bien au moins) à 2 stations de métro plus loin. Je marche donc pendant 20 minutes en vérifiant bien que je suis sur le bon chemin grâce à mon petit plan maintenant complètement rempli d’annotations diverses (banque, telephone, supermarché, etc). Au passage, je croise une publicité surprenante sur un bus assez particulier:

Islam

Etonnante par son agressivité pour moi petit français, cette publicité montre tout de même que les américains sont en avance sur nous (ou en retard diront certains) de ce point de vue là, puisque l’état de Californie a l’air d’autoriser les publicités religieuses directes. Cela ne passerait très certainement pas en France, à cause de la volonté laïque (du moins en apparence) du gouvernement. Même si ici, le but principal est sans aucun doute l’argent que rapporte la publicité (Les joies du Capitalisme à tout prix), avant même de s’interroger sur le bien fondé de celles-ci.

busCaténaire

Pour en revenir aux bus, ils sont complètement écologiques car alimentés, comme on peut le voir sur la photo, par deux caténaires électriques. Ils sont bien accrochés, puisque le bus les malmène à chaque fois qu’il dévie de sa route pour aller s’arrêter près du trottoir (ce n’est pas un tramway).

Un peu plus loin, je passe devant une rue au design très sympa, ornée de tags travaillés et très colorés sur fond noir. J’apprendrais par la suite à l’office du tourisme qu’elle fait parti du quartier où il ne vaut mieux pas habiter.

TAG

La balade continue, et j’arrive dans la rue de la mairie: Van Ness Avenue, comme on peut le voir, ornant fièrement le sol de son nom.

VAN NESS AV

Et quand on voit la mairie, on se dit que la rue est à la hauteur avec ses 2x 3 voies!

mairie

J’arrive finalement au conservatoire de musique, qui possède lui aussi une architecture travaillée.

Conservatoire de musique

Vous noterez au passage les Ray Ban blanches de la fille assise par terre ! Je suis bien toujours à San Francisco.

Ray Ban blanches

Là bas je fais la connaissance de Leslie, étudiante en chant lyrique en première année qui m’explique comment tout fonctionne. Malheureusement, il s’agit d’une université à part entière et je ne pourrais à priori pas prendre de cours de trompette avec cet établissement. La formation coûte horriblement cher (dans les $30 000 par an), et n’accepte pas de débutants. J’ai quand même pris le soin de contacter les professeurs de trompettes, on ne sait jamais.

Au passage, je tenais à vous faire profiter d’une particularité des croisements de San Francisco. Comme dans beaucoup d’endroits dans le monde, les feux sont derrière le carrefour, mais jusque là rien de spécial. Ce qui est étonnant, ce sont les panneaux qui indiquent aux piétons le moment où passer. En fait, le panneau indique que l’on peut passer pendant quelques secondes, puis affiche un compte à rebour avant que le feu ne repasse au vert. Pratique ! On peut donc évaluer si on a le temps de passer ou pas.

Passage piétons

De retour dans un supermarché, je ne résiste pas à l’envie de vous faire voir le rayon médicaments. Enfin, 1/5 du rayon. C’est fou !

Medicaments

En continuant ma promenade, je tombe sur un lieu plutôt singulier, qui porte un nom énigmatique.

Cannabis Sanctuary

Interloqué mais néanmoins curieux, je m’arrête devant pour lire le panneau. Une personne sort (il est à noter que la porte se trouve derrière des grilles), et m’explique qu’ils vendent du cannabis pharmaceutique, et que c’est parfaitement légal. J’aurais tout vu!  Il s’empresse alors de me donner des publicités pour des médecins spécialisés dans les prescription de cannabis thérapeutique. On croirait rêver !

Après un bref repas dans une pizzeria fast food et un petit passage sur skype, je me met en quête d’une guitare. Cette fois-ci, je prend le métro puis le bus. Et là, le troisième effet Kiss Kool du gigantisme, j’arrive dans ce qu’on pourrait comparer à l’ikéa de la guitare. Un centre énorme avec une hauteur de plafond à n’en plus finir et des guitares partout. Un coin pour chaque type de Guitare, que cela soit électrique, folk ou acoustique en passant aussi par les basses. Cependant, les vendeurs sont assez qualifiés et me donnent de bons conseils. J’apprend par exemple que l’épaisseur de la caisse a un rôle déterminant sur le fait que le son sonne plus ou moins métallique. Je ressors deux heures plus tard avec une électroacoustique noire de marque Lucero. J’ai mis du temps à me décider, et je me demande si je n’ai pas fait perdre patience au vendeur qui, las, revenait me voir en me disant : ” Have you decided yet ? No? Well, take your time….”. Je l’ai chaudement remercié de sa patience en partant.

Guitare Store

Il est alors presque 19h, l’heure de manger ! je vais chez Bristol dans le but cette fois de repartir avec quelque chose à manger. Je me dégotte une salade à la Grecque, mais encore une fois le gitantisme frappe à ma porte et la proportion de Feta est tout simplement inimaginable par rapport au reste. Mes 3 rondelles de concombre font clairemement la gueule, et je ne finirais même pas tout le fromage.

Allez, je vous met une petite photo du Bristol. A noter que ce sont quasiment les seuls légumes que j’ai trouvé dans ce qu’ils proposaient de chaud. Ils avaient aussi des soupes, genre minestrone ou autre mais pas de poireaux-pomme de terre par exemple (Loving it).

Legumes

J’ai aussi croisé des oignons plus gros que des balles de tennis. Si si, c’est vrai ! la preuve:

Oignons

Je ressors donc avec la salade, content d’avoir enfin trouvé quelque chose d’à peu près sain, même si je m’aperçevrais plus tard que la sauce fournie avec est tout sauf saine, en particulier sa consistance limite gluante. Elle laissera d’ailleurs une magnifique trace d’huile sur la boîte de ma pizza. Miam! Je croise alors cette enseigne :

Beard Papa

A votre avis, quel genre de produit vendent-ils ? Oui, au fond ? Non, ce ne sont pas des Barbe à Papa !! lorsque j’ai vu ça, mon esprit n’a fait qu’un tour et je me suis empressé d’aller demander à la serveuse si c’était bien ce à quoi je pensais. Imaginez moi en train de mimer une barbe à papa, tout fier de répéter le mot Rollercoaster pour lui faire comprendre, tout en mimant la chose (essayez pour voir !). Eh bien non: il s’agit de beignets fourrés. Classique !! J’ai du coup appris que Barbe à Papa se dit Cotton Candy. Bon à savoir, mais j’étais quand même un peu déçu, bien que je me doutais que c’était trop beau pour être vrai et surtout que la fausse transparence du nom cachait quelque chose.

En rentrant, je croise un flûtiste black en train de jouer Sweet Georgia Brown de Django Reinhardt à l’entrée du métro pour se faire un peu d’argent. Très agréablement surpris, j’ai regretté de ne plus avoir ma guitare sur moi (je l’avais déposée entre temps) pour jouer un peu avec lui. Je pense que j’essaierais de revenir demain avec :-)

Je rentre donc chez moi et me met en quète d’une collocation. Certaines ont l’air très sympatiques, et les gens n’hésitent pas à se décrire et à décrire l’ambiance de la maison sur le site internet communautaire et généralisé de la Baie : Craigslist. A noter qu’il existe aussi en France (http://www.craigslist.org/). J’ai trois rendez-vous demain, j’espère que je trouverais ce qu’il me faut!

Une petite remarque, je vient de me faire réveiller à 6h50 du matin (heure locale pour moi!) par une femme à qui j’avais laissé un message sur son répondeur hier. Ne sachant pas trop à quel point il est normal ou pas ici d’appeler si tôt, je me contente donc d’arranger le rendez-vous avec elle. Mais bon, quand même !

A suivre..

mar 18
First Day in the Bay
icon1 Alexandre | icon2 Non classé | icon4 03 18th, 2009| icon37 Comments »

Après avoir pris du retard à Paris, l’avion décolle enfin. L’engouement est présent, mais mon impatience est rongée par les 12h de vol à faire. Heureusement, Air France était là pour m’épauler. Voici d’ailleur le menu de ce qu’on peut trouver chez eux en classe économique. Attention, ils font dans le délicat:

Menu Air France

Même les films étaient de qualité, ou tout du moins plutôt récents: Quantum of Solace, Slumdog Millionnaire, Largo Winch, L’échange…
Je me laisse donc tenter, le tout accompagné d’une salade de quinoa précédée d’une coupe de champagne bien à propos et d’un voisin qui regarde des PDF pleins de cerveaux découpés et colorés. J’ai essayé de l’espionner, mais en vain! Je n’ai rien compris.

Trois films plus tard, j’arrive enfin dans la baie de San Francisco. Après avoir réduit notre altitude, les yeux cramponnés à l’écran miniature incrusté dans le siège de devant, je scrute les chiffres de l’appareil: altitude, vitesse, temps avant l’arrivée..

Itinéraire Stats

Que d’impatience ! L’avion entame alors son dernier demi-tour au dessus de la baie après avoir largement dépassé San Francisco vers le sud. La descente finale s’amorce, et on se rapproche de plus en plus de l’eau. De plus en plus bas, et toujours pas de piste visible sous nous ! Alors que l’avion n’est plus séparé de la surface de l’eau que d’environ 80m, la piste apparaît sous l’appareil et provoque un soupir entendu d’une bonne partie des passagers. Ouf ! C’est quelque chose de se sentir tomber avec pour seul vue une étendue d’eau et la côté au loin.

Landing Airplane SFB

Après l’atterrissage et deux “How are you doin’ today sir?”, je me retrouve dehors, vraiment très rapidement.Petite remarque: ils ont vérifié toutes mes empruntes digitales ! Je me sens alors perdu et décide de prendre un taxi. Je tombe sur un conducteur russe qui roule à 80mph au lieu des 65mph limites en faisant du tailgating, et qui grimace à chaque fois que je dis quelque chose en anglais, l’air de dire : “What??” c’est pas gagné..

Une fois à l’hotel, tout va bien et je m’installe tranquilement. Je décide alors de sortir faire un tour pour ouvrir un compte en banque et me renseigner pour avoir un téléphone local. Et là, c’est le choc culturel: tous les passants ont leur style! Alors qu’en France le style a tendance a s’effacer, ici il déborde: Jeans slims en veux-tu en voilà, Ray-Ban Weifarer de couleur flashy, coupes de cheveux affriolantes.. pas de doute, je suis bien à San Francisco. Les gens ont globalement l’air assez cool, et demander son chemin ne pose bien sur aucun soucis !

1h plus tard, l’amérique a bien tenu ses promesses et je me retrouve avec une Debit Card  VISA toute fraîche prête à l’emploi. J’étais étonné de la rapidité avec laquelle cela s’est fait. Le système banquaire est bien pensé: on dispose de deux comptes, Checking et Savings. Lorsque l’on utilise la Debit Card pour payer, les débits se font automatiquement sur le Checking. En cas de perte ou de vol, on peut transférer tous ses fonds vers le Savings en trois clics sur internet et ainsi protéger son capital: Bien pensé !

Je me met alors en quête de quelque chose à manger. Des restaurants et fast foods de tous horizons foisonnent les rues: Thai, Chinois, Italien, et bien sûr les fameux burgers. Après être entré dans le centre commercial du coin, je demande à une fille qui servait de la nourriture chinoise sur un stand où est-ce que je peut trouver un supermarché. Elle me dirige vers Bristol Farms:

Bristol Farms

Après quelques minutes passées dans le magasin, je me rend compte que ce n’est pas du tout ce que je cherchais. Et, encore une fois, je me sens frappé par le gigantisme américain: dans tout le magasin, des étals présentent de la nourriture chaude ou froide prête à être emportée et venant de tous horizons. Je passe donc à côté de sushis, placés entre des boulettes de viande et des sandwitches tomate mozza dans du pain ciabatta. Déboussolé, je ressors avec pour unique achat une petite bouteille de Diet Coke, ce qui fait bien rire le vendeur de la caisse. Il m’indique alors un “vrai” supermarché: Walgreens.

Walgreens

Je fais mes achats là-bas, et me retrouve face à un système intéressant à la caisse. En effet, la caissière ne s’occupe que de rendre les billets. Une petite machine en métal sur le côté est chargée de vous rendre les pièces. Etonnant ! A noter qu’ils ont facilement 5 marques de doliprane et au moins autant d’ibuprofen. Bien entendu, aussi vendus par boîte de 200 ! Enfin, j’ai trouvé ma bouteille de coca et mes chips. La forme des bouteilles est d’ailleurs un peu bizarre et fait penser à un obus car très peu haute par rapport aux notres.


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Vers 20h30, je me décide pour un burger king, qui apparait dans ma tête un peu comme un symbole: ça y est, je suis en amérique ! Je prend donc un menu medium pour $8 et me retrouve avec une boisson d’1L et un burger qui dépassé les plus gros que l’on peut trouver en france (pour les connaisseurs, le 280 de chez MacDo ou le Big Tasty). Au passage, je croise plusieurs duo de musicien guitare/batterie ou basse/batterie qui jouent de la funk bien énergique. A paris, ils se seraient fait rembarrés direct par les flics vu le boucan qu’ils faisaient, mais ici ça n’a l’air de déranger personne, et certainement pas moi, qui suis ravi !

Le reste de ma soirée fut assez calme, et je me contentais de chercher des colocs en regardant les dernières séries. A 23h, complètement jetlagged, je m’écroule sur mon lit King Size surplombé d’une hélice qui fait office de ventilo.

A suivre…

mar 16
Ready to Go
icon1 Alexandre | icon2 Non classé | icon4 03 16th, 2009| icon33 Comments »

J’ai réalisé ce blog afin de pouvoir garder le contact avec tous les gens que je connais en France et partout ailleurs (pour peu qu’ils parlent le français. Quoi que je posterais peut être quelques news en anglais ou en Zulu, histoire de…). Au menu, des choses diverses et variées (mais au combien classiques): photos, vidéos, anecdotes… et pour ceux que ça intéresse (allez les ELI !!) je parlerais aussi de mon stage et de mes missions (ouhlalalaaa) en Amérique de l’Ouest.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce blog que j’en prendrais à l’écrire pour vous.
A bientôt!

Paris